On n'imagine pas notre c½ur battre ailleurs.
On a du mal à mettre des couleurs a ces autres sourires
qu'on nous tendra le matin.
C'est que ça fait bizarre de se dire que c'est fini.
Que nos rires ne s'envoleront plus de cette cour.
Qu'on ne dessinera plus sur ces bancs.
Qu'on prendra un autre chemin le matin.
0n ne traînera plus dans ces couloirs...
Et toutes ces têtes.
Et tous ces regards.
Tous ces gens qui faisait partie du quotidien.
Ceux qui nous aimaient
et même ceux qui nous détestaient.
Ils vont nous manquer.
Y'aura plus la complicité en cours,
les prises de tête,
les voyages.
Y'aura du vide.
Et des souvenirs...
La foule nous entraîne chacun de son côté.
Les derniers sourires s'accrochent dans la cour.
Des jolies paroles, des promesses d'immortalité de l'amitié.
Et puis... les derniers regards.
Ceux qui vous les adressent quand ils pensent
que c'est la dernière fois qu'ils vous voient.
Les plus terribles,
les plus douloureux.
Surtout quand on tient super fort a eux.
Ces regards qui disent tout,
qui retracent le passé,
qui dessinent les contours des craintes de l'avenir,
De l'incertitude,
et du manque.
Ca pince le c½ur.
Ca prend à la gorge.
Mais on reste accroché.
Les yeux dans les yeux.
On sourit un peu.
On voudrait tant que le temps s'arrête là...
Mais voilà, c'est fini...
On s'en va.
Faire comme si c'était plus beau devant.
Croire qu'on est plus des enfants.
Et qu'on ne changera pas vraiment.
Se dire qu'on se retrouvera.
Et se donner rendez-vous l'an prochain.
Pour un verre, une danse, un rêve...
Elle est pas donnée à tout le monde la chance de s'aimer toute la vie...
[...On est parti, c'était fin juin,
s'est embrassé, serré la main,
un pour tous et tous pour un
et puis chacun à pris son train...]
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